Alcool au volant

L’alcool est un problème de santé publique majeur en Nouvelle-Calédonie avec des conséquences sanitaires mais surtout sociales. Les statistiques montrent que 6 accidents mortels sur 10 sont dus à une consommation excessive d’alcool. L’alcool diminue les réflexes, la vigilance et la résistance à la fatigue. Il perturbe la vision, l’estimation des distances et provoque un allongement du temps de réaction, ce qui augmente très rapidement le risque d’accident mortel.

Pour lutter contre ce fléau, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a lancé un Plan territorial de sécurité et de prévention de la délinquance (2018-2022). Ce plan prévoit plusieurs mesures pour lutter contre l’alcool au volant, notamment avec une mesure phare de « zéro tolérance » pour les plus jeunes conducteurs.

La démarche ci-dessous présente les formalités relatives à la lutte contre l’alcool au volant en Nouvelle-Calédonie.

Qui est concerné ?

La population de Nouvelle-Calédonie.

Contrôle d’alcoolémie

Tout contrôle routier de jour ou de nuit peut amener à un contrôle d’alcoolémie par un policer ou un gendarme à partir du moment où le véhicule de l’usager est mis en marche (à l’arrêt, ou en mouvement).

Le contrôle d’alcoolémie se déroule en deux temps :

  • une opération de dépistage, réalisée au moyen d'un appareil appelé "éthylotest" et plus communément "alcootest". Celui-ci est fourni par l’agent lors du contrôle ;
  • une vérification du taux d’alcool, si le dépistage est positif, au moyen d’un éthylomètre ou d’une analyse de sang en laboratoire. 

Un contrôle d’alcoolémie est obligatoirement effectué en cas d’accident de la circulation ayant occasionné un dommage corporel (même si l’automobiliste n’est pas responsable) et lors des infractions entrainant une suspension de permis (par exemple : un excès de vitesse de plus de 40km/h sur la vitesse autorisée).

Seuil d’alcoolémie

La concentration maximale d’alcool dans le sang tolérée est de :

  • 0,20 g/L pour les jeunes conducteurs (jusqu’à 3 ans de permis) ;
  • 0,50 g/L pour les conducteurs ayant plus de 3 ans de permis.

La concentration maximale d’alcool dans l’air expiré tolérée est de :

  • 0,10 mg/L pour les jeunes conducteurs (jusqu’à 3 ans de permis) ;
  • 0,25 mg/L pour les conducteurs ayant plus de 3 ans de permis.

Sanctions

Conduire sous l’emprise de l’alcool ou en état d’ivresse manifeste (CEIM) peut entrainer une amende de 15 000 FCFP et une suspension du permis de conduire d’une durée de :

  • 2 mois pour un taux de 0,40 à 0,60 mg/L d’air expiré ou de 0,80 à 1,20 g/L de sang ;
  • 4 mois pour un taux de 0,61 à 0,70 mg/L d’air expiré ou de 1,21 à 1,41 g/L de sang ;
  • 5 mois pour un taux de 0,71 à 0,80 mg/L d’air expiré ou de 1,41 à 1,60 g/L de sang ;
  • 6 mois à partir de 0,81 mg/l d’air expiré ou de 1,61g/l par litre de sang.

Indépendamment de ces taux, tout contrevenant en conduite en état d’ivresse manifeste (CEIM) peut se voir infliger un retrait direct du permis de 6 mois.  La CEIM est à l’appréciation de l’agent qui effectue le contrôle et se déduit de signes extérieurs d’attitude et de comportement de l’automobiliste au moment du contrôle routier : l’haleine sentant l’alcool, la démarche titubante, l’élocution pâteuse, l’incohérence des propos, etc.

Les bons réflexes

  • Si vous devez prendre le volant, évitez de boire. Si vous avez bu, évitez de prendre le volant. Le premier principe à suivre est : « celui qui conduit, c’est celui qui ne boit pas ».
  • S’assurer avant chaque sortie de groupe qu’une personne s’engage à ne pas boire pour ramener les autres.
  • En soirée, si un ami ne souhaite pas ou plus boire, ne pas insister et accepter sa décision, notamment s’il doit prendre le volant.
  • Chaque hôte doit veiller à toujours proposer des boissons sans alcool à ses invités. Il doit aussi empêcher un ami en état d’ivresse de prendre le volant : l’héberger, le ramener chez lui, appeler un taxi, etc.
  • Si vous décidez de reprendre la voiture, testez-vous à l’aide d’un éthylotest, en patientant entre ½ heure et 1 heure après la dernière ingestion d’alcool. L’éthylotest décèle votre niveau d’alcoolémie et dépiste la présence de vapeur d’alcool dans l’air expiré. Il peut être chimique à usage unique ou électronique et réutilisable. Il peut être acheté en grande surface, pharmacie, stations-services. Les restaurants, bars et boites de nuit sont tenus d’en mettre à la disposition de leur clientèle.
  • 1 verre de vin (10 cl à 12°) équivaut à un verre de bière (25 cl à 5°) ou un verre de whisky (3 cl à 40°) et représente 0,2g/L d’alcool dans le sang. Un conducteur ne peut sous aucun prétexte prendre le volant lorsqu’il a consommé plus :
  • d’un verre, s’il a moins de 3 années de permis (jeune conducteur) ;
  • de deux verres, s’il a plus de 3 années de permis.

Les fausses idées

  • Avoir l’habitude de boire ne diminue pas l’effet de l’alcool sur vos capacités de conducteur (temps de réaction, vision, etc.), tout comme diluer l’alcool ne diminue pas l’alcoolémie. Seule la quantité d’alcool ingérée compte et non le volume ou la dilution de la boisson.
  • Une nuit de sommeil n’élimine pas forcément tout l’alcool présent dans votre organisme, il faut compter 1 à 2h par verre d’alcool (doses-bar). Rien ne permet d’accélérer le processus d’élimination.

Points d’attention

En cas de refus d’un contrôle d’alcoolémie par les forces de police ou de gendarmerie, vous vous exposez à une interdiction immédiate de permis de conduire pendant 6 mois.

En savoir plus

Pour en savoir plus sur l’alcool au volant, vous pouvez consulter :

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