Enseignement des langues et de la culture kanak

La reconnaissance des langues kanak en tant que langues régionales date des arrêtés du 20 octobre 1992, quatre années après la signature des accords de Matignon. L’accord de Nouméa, en 1998, précise que « les langues kanak sont, avec le français, des langues d'enseignement et de culture en Nouvelle-Calédonie. Leur place dans l'enseignement doit donc être accrue et faire l'objet d'une réflexion approfondie » (article 1.3.3).

La tolérance et l’ouverture à autrui sont promues par la connaissance de l’histoire, de la culture et des langues des communautés de la Nouvelle-Calédonie. A ce titre, un enseignement obligatoire des éléments fondamentaux de la culture kanak (EFCK) est dispensé à chaque élève et une offre d’enseignement en langues kanak est ainsi proposée, de l’école maternelle au lycée.

L’université de la Nouvelle-Calédonie propose également des formations universitaires dédiées à l’enseignement des langues et de la culture kanak, tandis que l’Ecole supérieure du professorat et de l’éducation (ESPE) forme les professeurs qui ont choisi la spécialisation langues et culture kanak.

La démarche ci-dessous présente l’essentiel des variables relatives à l’enseignement des langues et de la culture kanak en Nouvelle-Calédonie.

Qui est concerné ?

La population calédonienne.

Les quatre principales langues kanak

La Nouvelle-Calédonie compte officiellement 28 langues kanak, dont les quatre principales sont, par ordre décroissant :

  • le drehu qui est la langue kanak parlée à Lifou et Tiga ;
  • le nengone qui est la langue kanak parlée à Maré et Tiga ;
  • le paicî qui est la langue kanak parlée dans la région de Poindimié, Ponérihouen, Koné et Poya ;
  • l’ajië qui est la langue kanak parlée dans la région de Bourail, Houaïlou et Poya.

Ces quatre langues peuvent être présentées par les élèves de terminale en tant qu’épreuve facultative au baccalauréat.

Selon l'ISEE, les données suivantes ont été relevées au dernier recensement de 2014 :

  • Drehu : 15 949 locuteurs ;
  • Nengone : 8 940 locuteurs ;
  • Paicî : 6 866 locuteurs ;
  • Ajië : 5 019 locuteurs.

Conditions d’enseignement des langues et de la culture kanak

De la maternelle au lycée

Le volume horaire spécifique à l’enseignement obligatoire des éléments fondamentaux de la culture kanak (EFCK) est de 18 heures annuelles pour :

  • les collèges ;
  • les lycées d’enseignement général ;
  • les lycées d’enseignement professionnel.

Les écoles maternelles et élémentaires sont dotées respectivement de 7 et 5 heures hebdomadaires réservées aussi bien aux EFCK qu’aux langues kanak.

Chaque école ou établissement organise la répartition de ces heures dans l’emploi du temps des élèves, selon les orientations et les stratégies définies dans le projet pédagogique des équipes. Pour être effective, l’offre d’enseignement des langues kanak doit réunir trois conditions :

  • une demande avérée des familles,
  • un nombre d’élèves par groupe, fixé par les directions, qui garantit la solidité des cohortes dans le cursus scolaire,
  • la disponibilité d’une ressource enseignante.

Parcours universitaire (Licence et Master)

L’université de la Nouvelle-Calédonie propose des formations universitaires dédiées à l’enseignement des langues et de la culture kanak :

Formalités d’enseignement des langues et de la culture kanak

De la maternelle au lycée

L’enseignement des Eléments fondamentaux de la culture kanak (EFCK) est construit autour de 6 thématiques (clan, case, igname, langue et parole, personne, terre et espace). Cet enseignement est adapté au niveau des élèves, peut s’appuyer sur des activités culturelles (théâtre, musique, cuisine, etc.) et comporte également des cours magistraux. Il a pour ambitions :

  • d’affirmer l’identité de l’école calédonienne et véhiculer les valeurs de respect, de solidarité, d’harmonie, d’appartenance et de réciprocité ;
  • de partager un patrimoine commun et d’apprendre à mieux se comprendre pour vivre ensemble.

Parcours universitaire (Licence et Master)

L’inscription au parcours universitaire des langues et de la culture kanak est identique au processus classique d’inscription à l’Université de la Nouvelle-Calédonie. Les grandes périodes à retenir sont :

  • août-septembre : orientation active en ligne (pour les lycéens en terminale) ;
  • novembre-décembre : pré-inscription en ligne et retrait des dossiers d’inscription ;
  • janvier : inscription.

Point d’attention

Tous les établissements publics et privés du second degré (collège et lycée) ne proposent pas l’enseignement des 4 principales langues kanak (drehu, nengone, paicî et ajië). Pour savoir dans quels établissements elles sont enseignées, vous pouvez consulter la carte de l’enseignement des langues kanak.

En savoir plus

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter :

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