Cancer du col de l'utérus

Mise à jour: 04/08/2023

Le cancer du col de l'utérus est deux fois plus fréquent en Nouvelle-Calédonie qu'en Australie ou en Métropole. 

Le col de l'utérus est le canal qui relie l'utérus au vagin. C'est dans l'utérus que le bébé se développe lors d'une grossesse. Le rôle du col est alors majeur puisqu'il assure le maintien du fœtus dans l’utérus. C'est seulement au moment de l'accouchement que le col s’ouvre pour permettre le passage du bébé.

Dans 99% des cas, le cancer du col de l'utérus est causé par le papillomavirus humain (HPV) qui est un virus très fréquent transmis sexuellement. La plupart du temps, le corps s’en débarrasse tout seul. Si le HPV reste présent, il peut provoquer des années plus tard un cancer.

La prévention de ce cancer se fait essentiellement par la vaccination anti-HPV.

Entre 20 et 65 ans, le dépistage du cancer du col de l’utérus est un examen simple, non douloureux, et gratuit avec le bon de prise en charge de l’ASSNC.

 

 

Qui est concerné ?

Toutes les femmes de Nouvelle-Calédonie ayant eu au moins un rapport sexuel.

La maladie du cancer du col de l'utérus

Le cancer du col de l’utérus est causé par le virus HPV qui transforme des cellules normales en cellules cancéreuses quand cela fait plusieurs années que l’infection est présente.

Le cancer est souvent asymptomatique. Les symptômes peuvent apparaitre quand le stade du cancer est avancé, comme par exemple des saignements vaginaux qui surviennent hors des menstruations ou après un rapport sexuel. Si la femme est en ménopause, des saignements peuvent réapparaitre. Il peut s'agir également de douleurs au moment des rapports sexuels, de douleurs pelviennes mais aussi de leucorrhées (pertes blanches vaginales), voire une gêne pour uriner ou une envie persistante et continuelle d’aller à la selle.

 

En cas de doute, il convient de consulter un gynécologue ou une sage-femme pour procéder à des examens médicaux. 

 

 

 

Quels sont les facteurs de risque ?

Dans 99% des cas, c’est le virus HPV qui est déclencheur du cancer. 

Neuf femmes sur dix guérissent spontanément du HPV, qui est une infection très fréquente. Il y a plus de probabilités que le virus HPV reste durablement quand on présente ces facteurs de risque :

  • tabagisme ;
  • infection par le VIH ;
  • multiples partenaires sexuels ;
  • non-utilisation du préservatif.

 

 

Comment dépister la maladie ?

La prévention de la maladie passe par un dépistage précoce grâce à un frottis de dépistage. 

  • Le frottis est un examen simple, rapide et non-douloureux pratiqué chez le gynécologue ou chez la sage-femme. Le praticien (ou la patiente) place un speculum qui permet, en écartant légèrement les parois du vagin, d’atteindre le col avec une brossette à poils souples. L'échantillon est ensuite analysé en laboratoire pour déceler la présence de cellules précancéreuses et cancéreuses. 
  • Il est recommandé pour toute femme ayant eu au moins un rapport sexuel de réaliser un frottis. Les deux premiers frottis s’effectuent à 1 an d’intervalle, puis tous les trois ans. Ce dépistage est gratuit en utilisant un bon de prise en charge, envoyé par l’ASSNC à toutes les femmes de 20 à 65 ans. Dépister les lésions pré-cancéreuses permet d’éviter l’évolution vers le cancer. 9 cancers du col de l'utérus sur 10 sont évités avec un frottis régulier.
  • En plus du frottis, chaque année l’ASSNC coordonne une campagne de vaccination anti-HPV permettant à tous les collégiens de 12 ans de bénéficier de cette protection. La vaccination peut aussi se faire chez son professionnel de santé habituel. 

En savoir plus

Pour en savoir plus sur la maladie du cancer du col de l'utérus, vous pouvez consulter le site internet de l’ASSNC.

    • Nouvelle-Calédonie

      Agence sanitaire et sociale (ASSNC)

      (Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie)

      L’Agence sanitaire et sociale (ASSNC) est un établissement public de la Nouvelle-Calédonie. Elle a pour objet de faciliter la garantie du droit à la santé pour tous, au travers d’un niveau adapté de protection sociale. 

      Cela concerne notamment l’offre de soins hospitalière, les actions prioritaires d’hygiène publique et de prévention sanitaire, et les objectifs de protection sociale. Elle permet aussi l'allocation directe, au financement des structures hospitalières, d'une partie de la taxe sur l’alcool et le tabac.

      Depuis 2006, elle assume également une mission de promotion de la santé et de prévention.

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